Cette formation est à destination des thérapeutes impliqués dans le repérage et la prise en charge précoce des nourrissons présentant un risque de troubles du neurodéveloppement (TND). Elle est centrée sur la synthèse de plusieurs outils cliniques. Elle s’appuie sur une méthodologie pédagogique intégrant les recommandations de la HAS (2020, 2022) et les principes des pratiques fondées sur les preuves (EBP).
La communication avec nos patients est aujourd’hui un enjeu majeur dans la prise en charge de nos patients. L’Entretien Motivationnel est une méthode permettant de les accompagner au mieux dans la mise en place de changements de comportements favorables à leur santé, grâce à des outils de communication et une posture thérapeutique efficaces.
La kinésithérapie moderne ne se limite pas seulement à la rééducation technique où le professionnel est seulement considéré comme l’exécutant d’une prescription médicale. La kinésithérapie joue un rôle crucial dans le système de soins de santé en contribuant au diagnostic kinésithérapique et à la réorientation des patients en cas de signes incompatibles avec la rééducation. Le triage en kinésithérapie est un processus essentiel permettant de déterminer rapidement la gravité des problèmes de santé des patients, d'identifier les situations nécessitant une attention médicale urgente et de planifier un traitement adéquat. De plus, dans un contexte où les professionnels de santé sont de plus en plus sollicités, la capacité des kinésithérapeutes à effectuer un triage efficace devient indispensable. Le vieillissement de la population, l'augmentation des maladies chroniques et la surcharge des systèmes de santé renforcent la nécessité d'une prise en charge rapide et adéquate des patients. La formation des kinésithérapeutes en matière de triage et de repérage des drapeaux rouges vise à répondre à ces défis croissants.
Cette action permettra une amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. En maîtrisant le raisonnement clinique et le repérage des drapeaux rouges, les kinésithérapeutes peuvent améliorer significativement la pertinence des soins prodigués. Une évaluation initiale précise permet de mieux orienter les patients vers les techniques de rééducation appropriés, réduisant ainsi les risques de complications et optimisant les résultats thérapeutiques. Le repérage des drapeaux rouges est crucial pour identifier les signes de pathologies graves qui peuvent survenir en cours de traitement et nécessitant une prise en charge médicale précoce voire urgente. Cette compétence permet de distinguer les douleurs d’origine musculosquelettiques des conditions potentiellement dangereuses, assurant une sécurité maximale pour les patients. Un triage efficace permet d'optimiser l'utilisation des ressources de santé. En identifiant correctement au cours d’un traitement de rééducation, les cas qui nécessitent une intervention médicale et ceux qui peuvent poursuivre leur traitement en rééducation, les kinésithérapeutes contribuent à réduire la surcharge des urgences et à améliorer la gestion globale des patients. Cette formation est également une opportunité pour les kinésithérapeutes de renforcer et d'actualiser leurs compétences professionnelles. En effet, seuls les praticiens qui ont bénéficié d’une formation initiale après la réforme de 2015 ont eu dans leurs cursus scolaire un enseignement sur le raisonnement clinique, triage et repérage des drapeaux rouges. Cette action fournit aux participants, quelque que soit leur année de diplôme, des outils et des méthodes basés sur les dernières avancées scientifiques et cliniques, les rendant plus compétents et confiants dans leur pratique quotidienne. Enfin, en étant mieux formés au triage et au repérage des drapeaux rouges, les kinésithérapeutes peuvent mieux collaborer avec les autres professionnels de santé, notamment les médecins dans le cadre de l’exercice coordonnée. Cette synergie est essentielle pour une prise en charge efficace des patients.
Le cancer du sein concerne chaque année près de 60.000 nouvelles patientes. Premier cancer féminin, il est un réel problème de santé publique.
Dans le parcours de soins des patientes les kinésithérapeutes sont en première ligne des soins post opératoires. Pour prodiguer des soins de qualité, il faut connaitre leur parcours de soins préalable. Ainsi, les kinésithérapeutes doivent connaitre le mode d’évolution des cancers du sein, le rôle essentiel du dépistage par mammographie et participer à en augmenter le nombre en sensibilisant toutes les patientes de leur cabinet ou service. Ils doivent connaitre les différentes interventions conservatrices ou radicales et la chirurgie axillaire pour en appréhender les séquelles éventuelles et les débusquer précocement. Les traitements radiothérapiques et médicaux doivent être connus pour distinguer les risques de leurs différents effets secondaires pour lesquels les kinésithérapeutes peuvent intervenir.
Enfin le rôle de l’activité physique adaptée (APA) pour la qualité de vie et l’allongement de la vie des patientes est expliqué. Les kinésithérapeutes doivent avoir les arguments pour inciter légitimement cette activité physique adaptée
La fatigue est une des séquelles les plus fréquentes décrites par les patientes. Les kinésithérapeutes apprennent à la reconnaitre et à la respecter pour adapter leurs séances de rééducation.
Cette formation concernant la période post opératoire a pour but d’améliorer les pratiques kinésithérapiques, de diminuer les séquelles et souffrances liées au cancer et à ces traitements, d’améliorer la qualité de vie des patientes après cancer du sein. La prise en charge des séquelles orthopédiques et vasculaires participe à cette amélioration L’éducation à l’apprentissage des auto soins intègre les patientes dans leur prévention. Les limitations de l’épaule concernent 40% d’entre elles et le lymphœdème 5 à 20%.
Une prise en charge post opératoire spécifique basées sur les preuves (Evidence based practice EBP) permet de limiter ces séquelles et de traiter celles apparaissant plus tard.
Les kinésithérapeutes en décrivant leurs séquelles possibles permettent aux patientes dans leur parcours d’en repérer l’apparition. Ils leur apprennent à endiguer précocement leur évolution (prévention).
Pour aborder la prévention du lymphœdème avec leurs patientes, il est nécessaire que les kinésithérapeutes connaissent et partagent leur savoir des facteurs de risques. Ceux-là sont bien établis dans les dernières méta analyses. Ils dépendent de la chirurgie initiale. Il en découle un discours distinct et personnalisé selon les patientes. Des attitudes positives ou des conduites d’évitement sont apprises.
Parmi les 60.000 patientes traitées pour un cancer du sein, 12.000 auront une ablation du sein (mastectomie). Leur reconstruction nécessite que les kinésithérapeutes soient familiarisés avec les différentes techniques possibles et par là optent pour une rééducation spécialisée à réaliser selon le protocole leur chirurgien.
On insistera dans cette formation sur le respect de la personne. La réalisation des séances de rééducation s’appuie sur les recommandations des sociétés savantes kinésithérapiques et médico-chirurgicales et la HAS. Pour des questions humaines et d’éthique une adaptation est faite selon les capacités physiques et psychique des patientes.
Cette formation s’adresse autant aux kinésithérapeutes libéraux qu’à ceux travaillant en hospitalier ou institution.